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| Emmanuelle Bayart | manu@ou-t.ch | cv.pdf | ||
| (1981, FR) | www.mbayart.com | portfolio.pdf | ||
"J’ai mené précédemment une réflexion sur le paraître en photographie. La photographie est une épreuve de la dépossession, qui par sa force mimétique, souligne l’ambivalence de notre rapport au réel. La photographie révèle autant qu’elle masque. Mes travaux interrogent la place de l’individu dans la société et sa relation à l’histoire. Dans la cas présent, je me rapporterai au Petit organon pour le théâtre de Brecht dans lequel celui-ci s’attaque au réalisme. Le principe de la distanciation se place, dit-il, « à la frontière de l’esthétique et du politique, afin de percevoir un objet, un personnage, un processus, et en même temps le rendre insolite, étrange », et ainsi « prendre ses distances par rapport à la réalité ». Brecht explique qu’après les grands thèmes progressistes de l’époque, à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, que l’art peut et doit intervenir dans l’Histoire, qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences dont il est solidaire, il nous faut désormais un art de l’explication et non plus seulement un art de l’expression. Le théâtre doit aider résolument l’Histoire en en dévoilant le procès dans lequel les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées. " Emmanuelle Bayart Mexique, 2007-2009 " Ma première rencontre avec la peinture murale mexicaine et la culture précolombienne eut lieu dans le métro de Mexico même, plus précisément dans la station nommée Tacubaya. Quelle fut ma surprise lors de cette rencontre monumentale et apologétique, cette fresque recouvrant près de 600 m2. Au fur et à mesure de mon séjour, j’eus à comprendre le caractère fondamentalement métissé de la nation mexicaine et les raisons et revendications qui menèrent ce pays à sa constitution actuelle. Bien que la présence de ces éléments culturels (fresques, reproductions archéologiques) dans le métro soit à l’image des intentions promotionnelles et éducatives qui la sous-tendent, elle reflète aussi l’attachement de la nation mexicaine à son archéologie personnelle et sa conscience d’être un tout multiple. D’autant plus que dans la perspective de notre monde globalisé, l’expression de sa singularité devient un faire-valoir nécessaire et indispensable à sa survie. De là, j’ai décidé d’explorer les différentes facettes de la représentation historique dans les méandres de ce labyrinthe souterrain afin de cerner les caractéristiques de cette culture toujours en devenir. " Emmanuelle Bayart Emmanuelle Bayart (1981, Amiens) vit à Genève. Elle a suivi avec succès la formation en Arts Plastiques à Rouen et la Formation supérieure en photographie, École supérieure d'arts appliqués à Vevey (CEPV), puis obtenu en 2006 le Diplôme en Arts et médias de la HEAD Haute école d'art et de design à Genève. Son travail personnel a été exposé en 2006 à Selection / Auswahl, PhotoforumPasquart à Bienne ; en 2007 à la Bourse du FCAC, Fonds cantonal d'art contemporain à Genève et à Plattform 07 organisée par Kunstwollen à Zurich ; en 2008 elle a exposé dans Jeunevois, Centre de la photographie Genève, A mille lieues, Chêne-Bougeries et Voyage d’artiste, Ferme-asile, Sion ; en 2009, elle a participé à l'exposition Near Documentary organisée par NEAR dans le cadre du Festival Visions du Réel ; en 2010, son travail sur le métro de Mexico a été exposé lors de la biennale de photographie et architecture à La Cambre, Bruxelles, et aux Journées photographiques de Bienne 2010 - Collatéral, avec également l'installation Peints à la main. |
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